Un samovar ressemble à un seul récipient, mais il y en a deux, l'un sur l'autre. En bas se trouve le réservoir d'eau, un tube traverse son centre et fait monter la chaleur, et la théière se pose sur ce tube. L'eau bout en bas, la chaleur qui monte garde la théière chaude, et le thé infuse là-haut. Dans le verre on met d'abord du thé fort, puis de l'eau chaude prise au robinet. Tout le principe est là.
Charbon ou électrique
Sur un modèle à charbon, on glisse une demi-poignée de charbon de bois dans le tube central et on l'allume par le bas. Trois litres arrivent à ébullition en quinze à vingt minutes, puis l'eau reste chaude tant que les braises tiennent. Le thé a vraiment un autre goût. Mais c'est un objet de jardin et de balcon : jamais de charbon dans une pièce fermée.
Sur un modèle électrique, la résistance est logée dans le réservoir bas. On branche, trois litres bouillent en quinze minutes, et dès que le thermostat prend le relais, l'eau tient autour de 90 degrés pendant des heures. Ne le branchez jamais à vide : une résistance à sec grille en quelques minutes, et ce n'est pas couvert par la garantie.
Quelle contenance choisir
La réponse se donne en verres, pas en litres. Toute l'eau du réservoir ne finit pas dans les verres, une partie sert à rafraîchir la théière.
- 1,5 à 2 litres : deux ou trois personnes, thé quotidien.
- 3 litres : maison pleine. Environ 20 à 25 verres tulipe.
- 5 litres : soirées avec invités, plus de 40 verres.
- 7 à 10 litres : café, salle des fêtes, mariage. À cette taille, le samovar s'installe, il ne se transporte pas.
Une confusion fréquente : la contenance indiquée est celle du réservoir inférieur, la théière n'y est pas comptée. Sur un samovar de trois litres, elle fait en général 0,7 à 1 litre. Ne remplissez pas non plus le réservoir à ras bord, il déborderait. Laissez deux doigts sous le couvercle.
Avant la première utilisation
Remplissez une fois, portez à ébullition, jetez cette eau. Elle emporte ce que le polissage a laissé en surface. À partir du deuxième remplissage, le samovar est prêt.
Le joint du robinet
Le robinet est la seule pièce qui s'use. Son joint baigne toute la journée dans une eau à 90 degrés, durcit avec le temps et se met à goutter alors que le robinet est fermé. Changez-le une fois par an, il ne coûte presque rien. Si vous laissez couler, le calcaire s'installe autour de la tige et un joint neuf ne suffira plus.
Le calcaire
Avec une eau dure, le fond du réservoir se couvre d'une croûte blanche en quelques mois. Le calcaire isole : l'eau bout plus tard, la résistance force. Faites bouillir trois volumes d'eau pour un volume de vinaigre, coupez le chauffage, laissez une heure, videz et rincez deux fois. Recommencez si la couche est épaisse. Ne grattez pas, vous abîmeriez l'étamage.
Les modèles pour plaque
Il existe aussi des corps sans tube ni foyer, que l'on chauffe directement sur la cuisinière. Au gaz et sur plaque électrique classique, aucun souci. Sur induction, si : le cuivre n'est pas magnétique, la plaque ne détecte tout simplement pas le samovar. Avec un disque à induction en acier dessous, cela fonctionne, un peu plus lentement.
Dernier point : ne posez jamais la théière vide sur le tube. La chaleur sèche qui monte détruit l'étamage de son fond.











