Le samovar chauffe l'eau dans le corps inférieur, au charbon ou par résistance électrique, pendant que le thé infuse dans la théière posée dessus. Le cuivre garde la chaleur longtemps : le thé reste chaud des heures sans qu'on rallume. Dans les théières doubles turques, le grand récipient du bas contient l'eau et le petit du haut le thé ; les deux sont étamés.
Un samovar au charbon possède une cheminée centrale qui traverse le réservoir. Le tirage se fait par le bas, la braise chauffe l'eau sur toute la hauteur de la colonne, et la théière posée au sommet reçoit juste assez de chaleur pour tenir l'infusion sans la cuire. Les modèles électriques remplacent la colonne par une résistance et un thermostat, ce qui convient mieux à un appartement.
Pour une maison, 1,5 à 3 litres suffisent : trois litres donnent environ 20 à 25 verres à thé turcs. Comptez 5 litres pour une grande famille ou des invités fréquents, et 7 à 10 litres pour un café, un restaurant ou un mariage. La contenance annoncée est celle du réservoir d'eau inférieur ; la théière s'ajoute, en général un cinquième du volume du bas.
Les modèles de cuisson vont sur le gaz, l'électrique et la vitrocéramique ; l'induction demande un disque en acier posé sous la base, le cuivre n'étant pas magnétique. Le fond fait 1,2 mm sur les grandes pièces, assez pour éviter le voilage sous la chaleur. Ne laissez jamais chauffer un samovar vide : sans eau pour absorber l'énergie, la paroi dépasse vite la température que supporte l'étamage intérieur.
Sur les samovars à robinet, le joint durcit avec le temps ; le changer une fois par an évite les gouttes. Le calcaire se dissout dans un mélange d'une part de vinaigre blanc pour quatre parts d'eau, chauffé sans bouillir puis rincé deux fois. Jamais au lave-vaisselle : essuyez l'extérieur à la main et séchez. Rangez le couvercle posé de biais plutôt que fermé, l'humidité résiduelle s'évacue et l'intérieur ne prend pas d'odeur.