Le brûle-encens diffuse la fumée du bakhoor ou de l'oud posé sur un charbon incandescent : dans le Golfe comme en Anatolie, il fait partie de l'accueil d'un invité, on le promène de pièce en pièce et on le présente aux vêtements. Les perforations du couvercle règlent la sortie de la fumée. Le cuivre supporte la chaleur et répartit celle du charbon dans le corps au lieu de la concentrer en un point.
Les petits brûle-encens portés à la main font 10 à 15 cm ; les modèles posés dans la pièce, 20 à 30 cm. Les versions à chaînes se balancent, à la manière des encensoirs d'église. Les modèles sur pied éloignent la chaleur du support : pour une table, choisissez un modèle sur pied ou placez un dessous-de-plat.
Le diamètre de la chambre compte autant que la hauteur affichée. En dessous de 6 cm, une pastille de charbon standard touche les parois et les noircit en une seule séance. Sur nos modèles de plus de 20 cm, une coupelle intérieure amovible reçoit la braise : on la sort pour vider les cendres sans retourner la pièce entière.
Allumez la pastille de charbon en la tenant par une pince au-dessus d'une flamme, jusqu'à ce qu'elle grésille et se couvre de cendre grise. Posez-la dans la chambre, attendez deux minutes que la braise s'établisse, puis déposez un ou deux copeaux d'oud dessus. Un copeau brûle une dizaine de minutes ; mieux vaut en remettre que d'en poser trois d'un coup, la fumée devient âcre.
Une fine couche de sable ou un morceau d'aluminium dans la chambre facilite le retrait des cendres et protège le fond de la marque noire du charbon. Ne déplacez pas le brûle-encens avant extinction complète ; le corps reste chaud longtemps après. Une fois refroidi, videz les cendres et essuyez l'intérieur au chiffon sec. Le dépôt de suie est normal, il fait partie de l'objet : frotter fort rayerait la surface sans rien améliorer.